Ce réseau, démantelé par l’Unité nationale cyber (UNCyber) de la Gendarmerie nationale, illustre la convergence inquiétante entre le hacking de haut vol et le grand banditisme physique. L’affaire est documentée dans le rapport annuel sur la cybercriminalité 2026 du Commandement du ministère de l’Intérieur dans le cyberespace (COMCYBER-MI), publié le 24 avril 2026. Le rapport ne précise pas l’identité du constructeur visé, l’affaire étant toujours en cours d’instruction.
Le piratage à la source : quand le constructeur devient la faille
Dans les serveurs d’un grand constructeur automobile, des connexions suspectes sont détectées : quelqu’un consulte régulièrement des fiches techniques très précises sur certains véhicules. Rien d’alarmant en apparence, sauf que ces consultations surviennent systématiquement peu avant que les voitures en question soient volées. L’UNCyber est saisie.
Les hackers s’étaient introduits dans les systèmes d’information du constructeur et en avaient extrait les codes uniques associés à chaque véhicule, ceux qui permettent la reprogrammation

