La souveraineté technologique ne se décrète pas. Si l’Europe veut casser sa dépendance aux États-Unis et à la Chine, et se constituer une « stack » technologique bien à elle, il va falloir des infrastructures et des investissements encore plus importants que ceux qui ont été débloqués. Mais néanmoins, le vieux continent n’est pas complètement démuni d’arguments.
L’Europe rappelle qu’elle ne compte pas pour des prunes
L’inauguration d’un centre R&D d’ASML à Louvain, près de Bruxelles, a été l’occasion pour Henna Virkkunen, la commissaire à la Souveraineté technologique, de rappeler une évidence : « Il est vrai que nous disposons de certaines technologies clés, comme ASML, dont tout le monde dépend à l’échelle mondiale », affirme-t-elle chez Politico. Christophe Fouquet, le patron de l’entreprise, a renchéri en affirmant que « le monde entier aimerait avoir » ses machines.
ASML est une pièce essentielle du grand Meccano mondial des puces électroniques. L’entreprise conçoit et vend des systèmes de

