Promesse phare du candidat Macron en 2022, le filtre anti-arnaques partait d’une bonne intention : alerter les internautes de la possibilité d’une escroquerie en ligne. Mais la mise en œuvre s’est avérée bien plus complexe que prévu. Résultat : le dispositif a raté sa qualification pour les JO de Paris… et depuis, on était resté sans nouvelle. Ce d’autant que le projet a suscité les inquiétudes d’organisations de défense des libertés numériques qui redoutent un mécanisme de blocage sans contrôle judiciaire.
Le feuilleton touche peut-être à sa fin
Le projet de décret du « filtre national de cybersécurité » a fait l’objet d’une notification auprès de la Commission européenne, selon les indiscrétions du site L’Informé. La mise en œuvre effective est désormais prévue pour le 1er septembre (de cette année).
Dans la pratique, l’Office anti-cybercriminalité (OFAC, rattaché au ministère de l’Intérieur) est chargé de détecter les sites soupçonnés d’arnaques. Les agents habilités pourront ensuite

