Tout devait aller plus vite que prévu. L’Afrique du Sud voulait devenir le premier pays africain à se doter d’un cadre national pour réguler l’intelligence artificielle, modelé sur notre AI Act européen. Cabinet conquis le 25 mars, publication au Government Gazette le 10 avril, commentaires publics ouverts jusqu’au 10 juin. Il aura fallu deux semaines à News24 pour tout faire dérailler.
Six citations qui n’existent pas, dans un document de gouvernement
Le 26 avril, le quotidien sud-africain publie son enquête. Sur 67 références académiques citées dans la politique, six concernent des articles qui n’ont jamais existé. Les revues, elles, sont bien réelles : South African Journal of Philosophy, AI & Society, Journal of Ethics and Social Philosophy. Mais les articles attribués à leurs colonnes n’y ont jamais paru. Les éditeurs des trois revues l’ont confirmé un par un. Quant aux auteurs crédités de travaux fondateurs sur la gouvernance de l’IA, certains n’ont jamais écrit la moindre ligne sur le

