Fin mars, le tribunal judiciaire de Nancy a condamné un homme à neuf mois de prison ferme. Le motif : « complicité d’escroquerie à la consommation d’électricité ». Le condamné ne se contentait pas de trafiquer des compteurs pour son propre compte. Il proposait ses services via des annonces sur les réseaux sociaux et avait monté une activité de formation pour d’autres fraudeurs. Enedis, qui s’était porté partie civile dans cette affaire, a obtenu ce qu’il cherchait : un précédent judiciaire. Aucune peine de prison ferme n’avait jamais été prononcée en France pour ce type de fraude.
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100 000 compteurs suspects et des contrôles multipliés par cinq
Le cas nancéien n’est que la partie visible d’un phénomène en pleine expansion ces dernières années. Hervé Luthringer, directeur régional Lorraine d’Enedis, estime que 100 000 suspicions de fraude ont été identifiées. Les techniques de dérivation permettent

