La prépublication, signée par trois chercheurs de Princeton, teste 2 000 lecteurs de e-books Kindle face à différents scénarios de recommandation. Le verdict est sans appel. Les chatbots pèsent beaucoup plus lourd que n’importe quelle publicité classique, et les utilisateurs s’en rendent rarement compte.
Cinq conditions testées, cinq modèles, des chiffres qui claquent
Le protocole est strict. Les lecteurs devaient choisir un e-book dans un catalogue, 20 % des titres ayant été discrètement marqués comme sponsorisés par les chercheurs. Trois configurations ont été comparées. Une recherche classique style Google, un chatbot aux recommandations neutres, et un chatbot à qui les chercheurs avaient demandé de pousser les produits sponsorisés.
Les résultats tombent. Avec le chatbot persuasif, 61 % des participants choisissent un titre sponsorisé. La recherche classique plafonne à 22 %. Le chatbot neutre n’apporte rien par rapport au moteur de recherche. C’est donc l’intention persuasive qui fait basculer le comportement, pas la simple conversation.
Deux tests supplémentaires enfoncent le

