La Commission européenne a publié le 16 avril ses conclusions préliminaires sur le Digital Markets Act. Google devra partager ses données de classement, de requêtes, de clics et de vues avec ses concurrents. Consultation publique jusqu’au 1er mai, décision contraignante le 27 juillet.
Ce que Bruxelles exige concrètement de Google
Les mesures couvrent six domaines d’obligations. D’abord, la définition des « bénéficiaires » éligibles aux données. Ensuite, le périmètre exact des informations à partager. Puis les modalités techniques de transmission et leur fréquence. Viennent enfin l’anonymisation des données personnelles, la grille tarifaire « équitable, raisonnable et non discriminatoire », et la gouvernance d’accès.
Le point le plus explosif tient en trois mots : chatbots IA compris. La Commission inclut explicitement les agents conversationnels dotés de fonctions de recherche parmi les bénéficiaires. Concrètement, un ChatGPT ou un Perplexity pourrait réclamer les mêmes données qu’un Bing ou un DuckDuckGo. C’est la première fois que Bruxelles place les moteurs classiques et les

