Une vingtaine de pays mène depuis plusieurs années une lutte acharnée contre l’un des fléaux d’Internet, les attaques par déni de service distribué (DDoS). Pour endiguer les vagues d’attaques, les autorités visent surtout les nombreuses plateformes criminelles qui permettent de lancer des offensives à la demande. Celles-ci sont en effet capables de paralyser un site internet, un serveur ou un réseau, en échange de quelques dizaines d’euros. Généralement, le service repose sur un réseau d’appareils infectés, autrement dit un botnet. Ce sont ces réseaux qui vont bombarder les serveurs informatiques avec des requêtes jusqu’à les saturer.
Afin de faire tomber ces services, les autorités européennes ont lancé une opération d’envergure, intitulée PowerOFF, en 2018. Après des années d’assauts, l’opération a déjà récemment abouti à la chute de six plateformes de DDoS à la demande et au démantèlement de DigitalStress, un service de DDoS reposant sur un

