Depuis 2024, TikTok fait l’objet d’une enquête de la Commission européenne dans le cadre du règlement sur les services numériques (DSA). Les conclusions préliminaires ne sont pas en faveur du réseau social, c’est le moins qu’on puisse dire. Bruxelles estime en effet que des fonctions comme le défilement infini des vidéos, leur lecture automatique, les notifications et le système de recommandation présentaient un caractère addictif. Autrement dit, le fonctionnement intrinsèque de la plateforme est un problème.
TikTok pose un problème de santé publique
Selon l’enquête, TikTok n’aurait pas évalué correctement les risques que ces mécanismes font peser sur la santé mentale et physique des utilisateurs, tout particulièrement les mineurs et les adultes vulnérables. La Commission reproche à la plateforme d’avoir ignoré plusieurs indicateurs clés de comportements compulsifs, comme le temps passé la nuit par les plus jeunes, la fréquence d’ouverture de l’application ou encore l’intensité de l’usage quotidien. Les travaux

