La mesure se voulait un signal fort dans le commerce international. Depuis le 1er mars dernier, la France applique de manière anticipée une taxe de deux euros sur chaque catégorie d’articles importés hors de l’Union européenne d’une valeur inférieure à cent cinquante euros. L’objectif avoué était de frapper directement au portefeuille les consommateurs habitués aux commandes compulsives sur Shein, Temu ou AliExpress.
L’État français ne semble pourtant pas avoir pleinement intégré un paramètre clé dans son équation politique. Pour qu’une taxe douanière s’applique, il faut que la marchandise arrive directement sur le sol national. Les plateformes asiatiques, principalement chinoises, n’ont eu besoin que de quelques jours pour trouver une voie de contournement évidente dans ce dispositif transitoire franco-français.
Le grand détournement aérien vers le Benelux
La riposte des géants chinois a été immédiate et se traduit par un revers significatif pour le fret français. Au lieu d’atterrir dans les aéroports

