Le rêve d’une souveraineté industrielle européenne a-t-il du plomb dans l’aile ? c’est la question qui fâche. Alors que la transition vers l’électrique semblait toute tracée, la réalité du terrain rattrape brutalement les ambitions politiques. L’Automotive Cells Company (ACC), la co-entreprise mariant Stellantis, Mercedes et TotalEnergies, traverse une zone de turbulences majeure. « Le futur de l’automobile est donc électrique. Mais une question cruciale demeure : qui va fabriquer les batteries des voitures européennes ? », s’interroge Yann Vincent dans sa lettre ouverte. Dans ce même texte sans filtre, le PDG ne tourne pas autour du pot : l’heure est grave.”
L’objectif reste le même, à savoir d’empêcher que les batteries de nos futures voitures électriques soient 100 % asiatiques. Car aujourd’hui, BYD et CATL forment un duopole chinois absolu, et pour le briser, la bonne volonté ne suffit plus.
Douvrin : un démarrage dans la douleur
Il faut être lucide et concéder que la mise en route

