Peut-on verrouiller un marché au nom de la confidentialité ? La réponse est négative pour le gendarme italien de la concurrence, qui a condamné Apple à payer une amende de 98,6 millions d’euros. L’AGCM, l’autorité de concurrence italienne, a estimé, dans un communiqué publié ce lundi 22 décembre (en anglais), que l’entreprise américaine était coupable d’abus de position dominante.
Le gendarme italien explique avoir enquêté « en coordination avec la Commission européenne, d’autres autorités nationales de concurrence et l’Autorité italienne de protection des données ». Pour ce dernier, les règles de confidentialité imposées par Apple aux développeurs tiers d’applications distribuées via l’App Store, sont disproportionnées, et donc abusives au sens du droit de la concurrence.
En pratique, Apple exige des développeurs tiers qu’ils obtiennent un « double consentement » pour la collecte et la mise en relation de données à des fins publicitaires, via un écran « App Tracking Transparency » (ATT) imposé par l’entreprise, détaille l’autorité

