À 6h01 précises (heure de Paris), soit 2h01 en Guyane, les moteurs d’Ariane 6 se sont allumés à Kourou. Dans sa configuration à deux boosters (A62), la mission VA266 a quitté le sol sans encombre, profitant d’une fenêtre météo favorable malgré la saison des pluies. Trois heures et 55 minutes plus tard, l’étage supérieur a largué les deux satellites Galileo (SAT 33 et SAT 34) sur leur orbite moyenne, à près de 23 000 kilomètres d’altitude.
L’Europe retrouve son autonomie
Ce cinquième vol en moins de 18 mois prouve qu’Arianespace a surmonté ses retards et ses défauts de jeunesse. Après la retraite d’Ariane 5 et l’arrêt brutal de la coopération avec les lanceurs russes Soyouz, l’Europe avait connu un « trou » capacitaire inquiétant. Elle avait même dû se résoudre, l’an dernier, à payer son concurrent SpaceX pour lancer certains satellites Galileo, une décision politiquement douloureuse.
Ce tir met fin à cette anomalie.

