C’est une menace invisible qui pourrait peser sur la sérénité de la prochaine campagne des municipales. Le cœur du problème ne réside pas dans les urnes, mais bien dans les tuyaux des réseaux sociaux. Une distribution des contenus qui semble défavorable aux femmes, ou du moins biaisée : c’est le constat amer d’Élodie Jeanneteau, conseillère départementale écologiste. Le vendredi 23 janvier, elle s’est rendue au siège de Meta France, accompagnée d’une tribune signée par une centaine d’élues, pour demander de la transparence et des comptes au géant américain.
Une campagne électorale ou un profil jugé comme un contenu de type Tinder ?
Le ressenti partagé par ces femmes politiques est sans appel. Pour la mécanique de recommandation des plateformes, elles craignent d’être « catégorisées » sur des critères de genre avant d’être considérées pour leur fonction d’élue. Élodie Jeanneteau a fait les comptes : ses vidéos toucheraient une audience composée à 86 % d’hommes. Une distribution

