Ces gigantesques hangars à serveurs ne se contentent pas de consommer de l’énergie. Ils réchauffent leur environnement immédiat de manière mesurable, parfois brutale. Une équipe de l’université de Cambridge vient de quantifier le phénomène pour la première fois à grande échelle. Ses conclusions tombent au moment où la France multiplie les projets d’infrastructure, portée par l’appétit des fonds du Golfe et la promesse du nucléaire.
Ce que révèle l’étude de Cambridge : un effet mesurable jusqu’à 10 km
Les chercheurs, menés par Andrea Marinoni, ont analysé vingt ans de données thermiques satellitaires fournies par la NASA. Ils les ont croisées avec la localisation de plus de 6 000 data centers à travers le monde. Le périmètre a été restreint aux installations situées hors des zones urbaines denses. L’objectif : isoler l’effet thermique propre aux centres de données.
Le résultat moyen est net. Après la mise en service d’un data center, la température de

