Il aura fallu sept années pour qu’une décision de justice vienne clore définitivement le dossier Criteo, du nom de ce géant du ciblage publicitaire accusé d’avoir collecté, en dehors des clous, les données personnelles de 50 millions de Français et 370 millions d’Européens. Dans une décision du mercredi 4 mars, le Conseil d’État, la plus haute juridiction administrative, a confirmé l’amende salée imposée en 2023 à la société française.
Trois ans plus tôt, la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil), l’autorité française en charge de la protection de la vie privée, avait condamné la spécialiste de la publicité en ligne à 40 millions d’euros en raison de cinq violations du RGPD, le règlement européen sur les données personnelles. Le montant avait été jugé disproportionné par la principale intéressée, qui avait fait appel… en vain.
À lire aussi : Criteo condamné à une amende de 40 millions d’euros : un avertissement

