Qui contrôlera Nexperia, ce fabricant de semi-conducteurs néerlandais au propriétaire chinois ? Ce mercredi 14 janvier a lieu une audience décisive pour l’industrie automobile européenne. Un tribunal néerlandais déterminera s’il faut, oui ou non, ouvrir une enquête après l’affaire Nexperia, ce fabricant de semi-conducteurs utilisés dans de nombreuses chaînes d’approvisionnement, qui a fait la Une des médias en octobre dernier.
Trois mois plus tôt, la Haye annonçait une mesure exceptionnelle et inédite : la prise de contrôle de Nexperia, une société basée aux Pays-Bas, mais au propriétaire chinois. La décision aurait été prise pour garantir que suffisamment de puces restent en Europe. Selon les Pays-Bas, il fallait éviter, coûte que coûte, que les produits fabriqués par Nexperia ne deviennent « indisponibles en cas d’urgence ». Cette entreprise, qui appartient au groupe technologique chinois Wingtech depuis 2019, fabrique des composants essentiels pour l’industrie automobile européenne et l’électronique grand public : des puces électroniques. Ces semi-conducteurs

