Nouvel épisode dans la guerre des semi-conducteurs qui opposent les États-Unis à la Chine : ces dernières vingt-quatre heures, les deux pays ont échangé des déclarations acerbes au sujet des puces électroniques. Mardi 23 décembre, Washington a accusé Pékin de vouloir de manière « déraisonnable » dominer l’industrie des semi-conducteurs : les États-Unis comptent bien imposer de nouveaux droits de douane sur les importations chinoises de semi-conducteurs, mais seulement à compter de juin 2027. Quelques heures plus tard, la Chine a répliqué, demandant à Washington de corriger « ses pratiques erronées ».
Cette nouvelle passe d’armes entre les deux pays intervient dans un contexte bien particulier. D’un côté, les deux puissances se livrent depuis des années à une véritable guerre-compétition dans le secteur des semi-conducteurs. Pendant longtemps, les États-Unis ont dominé le marché (du moins dans la conception), un avantage qu’ils conservent toujours pour les puces les plus avancées (utilisées notamment dans l’IA), comme celles du

