Ce n’est pas une surprise. Comme pour d’autres réglementations européennes sur le numérique, les grandes entreprises spécialisées en intelligence artificielle, à savoir OpenAI, Mistral ou encore Google, attendent le dernier moment pour se mettre en conformité. L’AI Act, premier cadre juridique européen dédié à l’intelligence artificielle, n’échappe pas à la règle. Cette fois, l’enjeu concerne la transparence sur les données d’entraînement des modèles d’IA et le respect du droit d’auteur.
Entré en vigueur en août 2024, l’AI Act impose aux fournisseurs de systèmes d’intelligence artificielle comme ChatGPT, Le Chat ou Gemini des obligations de transparence inédites. Parmi elles, on trouve la publication d’un résumé des données utilisées pour entraîner leurs modèles, des données qui étaient jusque-là gardées secrètes par ces entreprises. Or, à l’heure actuelle, aucun des grands acteurs du secteur, pourtant contraints de respecter cette obligation, n’a transmis ces données, rapporte Euractiv, le 19 janvier 2026. La situation questionne la

