Depuis le samedi 4 avril 2026, les entreprises technologiques n’ont plus de base légale pour scanner les communications privées, à la recherche de contenus pédocriminels en Europe. La loi temporaire de 2022 qui les y autorisait a expiré, après le rejet de sa prolongation par le Parlement européen fin mars. Microsoft, Google, Meta et Snapchat ont immédiatement répondu : ils continueront quand même.
Trois ans de négociation
Le bras de fer dure depuis novembre 2023. Le projet de règlement européen CSAM ou CSAR, appelé « Chat Control 2.0 » par ses détracteurs, visait à rendre obligatoire le scan automatisé des messageries privées. De quoi mettre vent debout les défenseurs de la vie privée, qui y voient une porte ouverte à la surveillance de masse. Les partisans du texte, dont Europol et

