Vous l’aviez senti venir la semaine dernière : la panique qui gagnait les couloirs de Bruxelles a débouché sur un virage politique majeur. Ce mardi, la Commission européenne a officiellement renoncé à son objectif totem de réduire de 100 % les émissions de CO2 des voitures neuves d’ici 2035. Le nouvel objectif est désormais fixé à 90 %. Ce chiffre, en apparence élevé, change pourtant tout puisqu’il laisse une porte ouverte, certes étroite mais réelle, à la survie du moteur thermique.
Le retour en grâce de l’hybride
Avec cette décision, les constructeurs ne seront plus obligés de ne vendre que des véhicules 100 % électriques à batterie dans dix ans. Les « flexibilités » accordées par Bruxelles autorisent la commercialisation d’une part limitée de véhicules équipés de moteurs à combustion, à condition qu’ils soient vertueux.
Deux technologies sortent grandes gagnantes de ce bras de fer : l’hybride rechargeable, longtemps décrié par les écologistes (et certaines études), et

