Marco Rubio, le secrétaire d’État américain (équivalent du ministre des Affaires étrangères), a une dent contre le RGPD. Dans un câble diplomatique intercepté par Reuters, il qualifie le règlement européen sur la protection des données comme un exemple de réglementation imposant des « restrictions inutilement contraignantes sur le traitement des données et des exigences en matière de flux transfrontaliers de données ». Au-delà, il vise toutes les législations étrangères sur la protection des données.
Le RGPD dans le viseur de Washington
Pour le département d’État, de telles lois « perturberaient les flux mondiaux de données, augmenteraient les coûts et les risques en matière de cybersécurité, limiteraient les services d’intelligence artificielle (IA) et de cloud, et élargiraient le contrôle gouvernemental d’une manière susceptible de porter atteinte aux libertés civiles et de favoriser la censure ». En filigrane, c’est un nouveau front qui s’ouvre dans la guerre culturelle et commerciale que mène la Maison Blanche contre

