Jusqu’à présent, les grandes annonces du CES liées aux processeurs étaient plus ou moins portées par une course effrénée à la fréquence brute et au nombre de cœurs. La stratégie d’AMD, Intel et Qualcomm était relativement prévisible : des gains de performances incrémentaux, une amélioration de l’efficacité énergétique ou encore une intégration graphique de plus en plus poussée. Le CES 2026 marque une rupture importante, dans un contexte macroéconomique paradoxal où l’innovation se heurte à une crise du marché des composants de base, notamment celui de la mémoire vive dont le prix ne cesse d’augmenter.
Les annonces du début d’année révèlent des trajectoires désormais divergentes, chacun des trois géants tentant à sa façon de capter une part d’un gâteau qui se déplace inexorablement vers le cloud et les centres de données. Mais si leurs stratégies ne se superposent plus comme par le passé,

