En juillet 2025, l’opérateur américain T-Mobile devenait le premier opérateur au monde à proposer une connexion satellite directe vers les smartphones de ses abonnés. Le tout via la constellation Starlink de SpaceX. Neuf mois plus tard, le bilan est rude. Lors de la présentation des résultats du premier trimestre 2026, le PDG Srini Gopalan a reconnu une sous-utilisation massive. L’essentiel du trafic se concentre dans les parcs nationaux. Partout ailleurs, les abonnés n’activent quasiment jamais la bascule vers le satellite.
L’explication tient en une phrase : le réseau terrestre de T-Mobile est trop bon. La couverture 4G et 5G s’est tellement densifiée que les abonnés ne tombent presque jamais hors réseau. Le satellite fonctionne comme un airbag : rassurant à avoir, rarement déclenché. Un bémol toutefois : Gopalan, patron d’un opérateur terrestre, a tout intérêt à minimiser l’utilité du satellite. Et le premier trimestre correspond à l’hiver américain, saison creuse dans les zones

