L’électronique classique rend l’âme autour de 200 °C. Au-delà, les couches internes des puces fusionnent et provoquent des courts-circuits. Une équipe de l’université de Californie du Sud, dirigée par Joshua Yang, vient de pulvériser cette barrière. Leur memristor, décrit dans une étude publiée le 26 mars 2026 dans la revue Science, fonctionne à 700 °C sans montrer de signe de faiblesse. La limite n’est pas celle du composant. C’est celle de l’équipement de test.
De Vénus aux centrales à fusion : où ira cette puce
Le composant est un sandwich nanométrique. Tungstène en haut, oxyde de hafnium au milieu, graphène en bas. Le tungstène possède le point de fusion le plus élevé de tous les métaux : 3 422 °C. Le graphène, feuille de carbone d’un seul atome d’épaisseur, refuse de se lier au tungstène. Leur chimie de surface agit « comme l’huile et l’eau ». Le court-circuit, fléau des puces en environnement extrême, est mécaniquement bloqué.

