« Ce qui m’est arrivé peut arriver à chacun d’entre vous ». Mercredi 8 avril, le juge français Nicolas Guillou est revenu, devant « la commission d’enquête sur les dépendances structurelles et les vulnérabilités systémiques dans le secteur du numérique » de l’Assemblée nationale, sur ses derniers mois qui l’ont brusquement renvoyé au Moyen Âge. Depuis août dernier, ce juge de la Cour pénale internationale (CPI) a été privé de carte bancaire, de mutuelle, de ses comptes Gmail et Netflix.
La cause de ces exclusions ? Magistrat depuis mars 2024 à la CPI, le juge Guillou a, en août dernier, approuvé un mandat d’arrêt contre le Premier ministre israélien. La décision a fortement déplu à la Maison Blanche, qui a décidé de le placer, lui et dix autres juges de l’organisation internationale, sous « sanction ».
Dans la liste des personnes sous sanctions américaines, des terroristes, des trafiquants… et des juges de la CPI
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