Pour échapper aux règles américaines qui l’empêchent de s’approvisionner en semi-conducteurs de dernière génération, la Chine cherche à s’approprier le savoir-faire de Taïwan, rapporte Reuters, mardi 7 avril. Selon un rapport d’une agence de renseignement taïwanaise, cité par nos confrères, Pékin ciblerait l’île où siège le plus grand fabricant mondial de puces électroniques, Taiwan Semiconductor Manufacturing Company (TSMC).
Ce n’est pas la première fois qu’un tel signalement est fait. Depuis que la Chine est la cible d’une politique de Washington visant à la couper de ces composants indispensables à la fabrication de voitures, de smartphones et d’infrastructures IA, Pékin cherche à devenir autosuffisante en la matière. Et depuis 2022, les progrès sont substantiels. Selon les chiffres du cabinet d’études IDC, les fabricants chinois de puces se seraient emparés de près de la moitié du marché local en 2025, au détriment du champion américain Nvidia passé de 95 % de parts de

