Lumière blafarde, ronronnement continu de blocs de machine, combinaison digne d’une centrale nucléaire… À Shenzhu, dans la banlieue de Shanghai, la lumière ne s’éteint jamais dans l’usine de Lexar. Par groupe de trois, 350 opérateurs se relaient de jour comme de nuit. Des lignes de fabrication sortent des solutions de stockage, à l’image des cartes mémoires CF Express, SD ou microSD qui se « clipsent » ou s’emboitent sur nos appareils photos, nos drones, nos caméras de surveillance, et nos consoles de jeu.
Tous travaillent pour la maison mère de Lexar, un concurrent de SanDisk, Samsung, Sony, Filmstorm ou Angelbird. L’entreprise, initialement américaine, est passée sous pavillon chinois en 2017. Elle fabrique aujourd’hui des solutions de stockage mobile (clé USB, SSD portable), des modules de mémoire pour PC (DDR5), des lecteurs de cartes, ou encore des solutions « pour le calcul haute performance des appareils IA » sur lesquelles affluent nos photos, données, montages

