C’est un épisode dont se serait bien passé Nvidia, le leader américain des semi-conducteurs. Alors que la firme cherche depuis des semaines à rétablir ses ventes en Chine après le revirement à 180 degrés de Donald Trump, deux sénateurs américains (le républicain Jim Banks et la démocrate Elizabeth Warren) ont demandé la suspension de toutes les licences d’exportation de ses puces IA vers la Chine et ses intermédiaires.
Cette demande intervient quelques jours après le scandale de Super Micro, du nom de cette entreprise impliquée dans un trafic de puces Nvidia vers la Chine. Trois de ses employés, qui viennent d’être inculpés aux États-Unis, sont accusés d’avoir fait passer en toute illégalité vers la Chine des semi-conducteurs Nvidia d’une valeur de 2,5 milliards de dollars (environ 2,2 milliards d’euros). Ce détournement aurait pu être évité : il pourrait permettre à Pékin de développer des armes, ont déploré les deux politiciens américains.

