L’horizon s’assombrit encore un peu plus pour Huawei sur le continent européen. Dans ses conclusions rendues le 19 mars 2026, l’avocate générale Tamara Ćapeta a livré une analyse particulièrement sévère pour l’entreprise. Selon elle, les États membres disposent du droit d’exclure du matériel et des logiciels des infrastructures de télécommunications 2G-4G et 5G si le fabricant représente un danger pour la sécurité nationale.
Le point de départ estonien
Cette prise de position découle d’un litige initié en Estonie au cours de l’année 2022. L’entreprise de télécommunications locale Elisa Eesti AS avait alors sollicité l’autorisation d’utiliser des équipements et des logiciels Huawei pour ses propres réseaux. Les autorités compétentes ont catégoriquement refusé cette demande en invoquant le risque élevé que représentaient ces composants pour la sécurité du pays. Face à ce blocage, l’opérateur a contesté la décision devant le tribunal administratif de Tallinn, qui a fini par présenter une demande de

