Il y a trois ans, un appel frauduleux se repérait facilement : accent approximatif, script robotique, numéro inconnu commençant par un indicatif étranger. Ce temps est révolu. Aujourd’hui, les cybercriminels opèrent avec des scripts précis, des bases de données achetées sur le dark web, et des techniques de spoofing téléphonique qui affichent sur votre écran le vrai numéro de votre banque.
Résultat concret : selon un rapport de la Global Anti-Scam Alliance publié début 2026, plus de 60 % des Français déclarent avoir été contactés par des cybercriminels via un appel téléphonique. Les scénarios les plus courants restent le faux conseiller bancaire, le faux agent CAF et l’usurpation de numéros officiels comme le 3646 ou le 36 46.
Le problème central, c’est la fenêtre de vulnérabilité. Dès les premières secondes d’un appel, si vous confirmez votre identité ou répondez à une question, l’escroc dispose

