Trois spécialistes tech installés à San Jose se retrouvent dans la tourmente, officiellement inculpés pour avoir subtilisé des données ultra-sensibles à plusieurs géants du numérique. Samaneh Ghandali (41 ans), sa sœur Soroor (32 ans) et son mari Mohammadjavad Khosravi (40 ans) auraient transféré ces documents confidentiels directement vers l’Iran.
Dans un climat géopolitique déjà électrique, le FBI prend cette affaire très au sérieux. Sanjay Virmani, agent spécial en charge du dossier, dénonce d’ailleurs « une trahison calculée de la part d’individus accusés d’avoir volé les secrets commerciaux des entreprises mêmes qui les employaient ».
Des puces Tensor et Snapdragon dans le viseur
Pour réaliser l’ampleur du butin numérique, il faut d’abord comprendre qui sont ces trois ingénieurs. Les deux sœurs officiaient chez Google avant de plier bagage pour une autre structure. De son côté, Khosravi travaillait chez un concepteur majeur de processeurs. Ils ciblaient particulièrement l’architecture des SoC (systèmes sur puce), soit

