L’Europe va nuire à sa propre compétitivité, si elle impose des restrictions aux entreprises américaines : voilà l’avertissement de Google, qui, par la voix de son responsable juridique, s’exprimait dans les colonnes du Financial Times, ce vendredi 13 février. Pour Kent Walker, aussi président des affaires internationales du géant américain, l’Europe est confrontée à un « paradoxe concurrentiel ». D’un côté, le Vieux continent cherche à stimuler sa croissance. Les dirigeants européens discutaient à Bruxelles des chemins possibles pour une meilleure compétitivité, vingt-quatre heures plus tôt. De l’autre, l’Union européenne compte limiter « l’utilisation des technologies dont elle a besoin pour y parvenir », déplore le responsable de Google.
Depuis des mois ponctués de menaces de Donald Trump, Bruxelles cherche en effet à réduire sa dépendance vis-à-vis des géants technologiques américains, un objectif qui est pour l’instant loin d’être atteint. Et pour Google dont les services sont très utilisés par les Européens, ces tentatives reviennent

