Depuis 2024, l’internet italien vit sous le régime du Piracy Shield, un ensemble de dispositions visant à lutter contre l’IPTV illégale et les retransmissions pirates de compétitions sportives. Le texte permet notamment aux ayants droit de demander le blocage de noms de domaine et d’adresses IP : les fournisseurs d’accès à internet, mais aussi les fournisseurs de VPN et les résolveurs DNS publics sont tenus de bloquer les sites en question dans les 30 minutes.
Le coup de gueule du patron de Cloudflare
Cloudflare est donc en première ligne, puisque son DNS 1.1.1.1 fait partie des services explicitement visés par le Piracy Shield, au même titre que ceux des FAI, alors même qu’il ne diffuse aucun contenu et se contente de résoudre des noms de domaine — c’est un outil essentiel au bon fonctionnement d’internet, qui permet de traduire une adresse web lisible (comme « exemple.com ») en adresse IP compréhensible par les

