Ouvrir et fermer une porte de micro-ondes, plier du linge, le repasser, essuyer une table : voilà les différentes tâches que « Kim », employé d’une usine de Shanghai, doit apprendre à son robot humanoïde. Tous les jours, l’étudiant en informatique, âgé d’une vingtaine d’années, doit répéter le même mouvement, des centaines de fois. « C’est un travail sympa, même si c’est un peu ennuyeux », reconnait-il dans les pages de Rest of the World, le mercredi 7 janvier. Une fois son casque de réalité virtuelle sur la tête et son exosquelette revêtu, le jeune homme exécute la même tâche, tandis qu’un robot humanoïde, à ses côtés, la répète.
Kim, qui témoigne anonymement, fait partie des « centaines de cyber-travailleurs » répartis dans toute la Chine. Leurs données de mouvements, comme celles liées aux articulations, aux rotations du corps sont enregistrées pour l’industrie robotique du pays. Pour Xinhuanet.com, un média d’État chinois, « une quantité de données importante

