Jusqu’où un employeur peut-il surveiller ses employés en France, via des outils numériques ? Mardi 23 décembre, la plus haute juridiction administrative, le Conseil d’État, a rendu une décision qui valide en partie les pratiques de suivi et de surveillance numériques des salariés d’Amazon en France. Ce à rebours de ce qu’avait jugé la CNIL (la Commission nationale de l’informatique et des libertés), le gendarme de notre vie privée, deux ans plus tôt.
Dans ce dossier, Amazon France Logistique, la branche du géant de l’e-commerce en charge de la gestion des entrepôts de la société, était accusée de suivre de manière excessive ses salariés, notamment via un scanner qui permet aux salariés de traiter les colis. À chaque étape, qu’il s’agisse de ranger un article, d’emballer un produit, de le stocker ou de l’enregistrer, l’employé utilise ce scanner. Or, l’appareil enregistre de nombreuses données d’activité comme le temps de traitement d’un

