La semaine dernière, Netflix a annoncé son intention d’acquérir Warner Bros Discovery et HBO Max pour 82,7 milliards de dollars. Comme l’explique le géant du streaming, cette acquisition « réunit deux entreprises pionnières du divertissement » et doit encore obtenir l’approbation des autorités de régulation américaines. Sans grande surprise, les régulateurs s’inquiètent que Netflix finisse par prendre une position quasi monopolistique susceptible d’étouffer la concurrence. Aux États‑Unis, plusieurs régulateurs, dont la Federal Trade Communication, sont d’ailleurs en mesure de lancer un examen antitrust approfondi de la fusion. Sur le papier, les régulateurs ont le pouvoir de mettre des bâtons dans les roues de Netflix.
Quelques jours après l’annonce, plusieurs élus américains, dans le camp démocrate comme républicain, ont fustigé la manoeuvre de Netflix. La sénatrice démocrate américaine Elizabeth Warren, spécialiste des questions de concurrence, a même estimé que le rachat de la Warner est un « cauchemar antitrust ». Les réactions négatives se sont multipliées

